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Comment travailler avec les mexicains? La motivation d’une équipe


Si votre équipe est majoritairement constituée de mexicains, certaines règles primordiales complèteront opportunément votre formation en management.
Par Olivier Soumah-Mis directeur des éditions de México DF et de Monterrey du Petit Journal.com, et spécialiste du management interculturel.

Les entreprises françaises implantées au Mexique connaissent beaucoup de problèmes, voire de conflits, liés au management. En effet, les expatriés fraîchement arrivés, presque toujours sans préparation spécifique, doivent manager des mexicains. Dans 90% des cas ils le font « à la française » ; c’est là que les problèmes commencent.

Il existe aussi un côté positif des choses…
Le point, peut être, où la différence entre nos deux pays est la plus grande, est le rapport au point de vue. En effet, certains clichés sur le français « négatif » sont vérifiés empiriquement. Le français considère que tout ce qui est bien fait (objectif atteint, bons résultats), est normal. Il est payé à cet effet. Inutile, donc, de s’y attarder. Les mexicains, eux, sont habitués à être encouragés, motivés à l’occasion de tout résultat positif. Le fameux « feed back positif » américain est ici une loi incontournable. En revanche, si quelque chose ne va pas (objectif non atteint), en France le chef fera entendre sa voix rapidement. Ici, ce comportement nous fait passer auprès des subordonnés mexicains pour des râleurs, jamais contents, qui ne savent que critiquer et voir ce qui ne va pas. S’ensuivent presque toujours démotivation, frustration, et l’impression que quelque soit les efforts fournis, ces derniers ne seront jamais suffisants au yeux du supérieur.

Attention à l’humiliation publique.
Un autre point important diffère d’un pays à l’autre : la punition, la réprimande. En France, nous sommes habitués dès l’enfance à l’humiliation publique. Cela commence par les parents (fessés devant d’autres personnes), puis la maîtresse (au moment de rendre les copies, elle ridiculise le cancre devant ses camarades), puis le directeur, qui « passera un savon », devant tous les membres de l’équipe, à celui qui n’atteint pas ses résultats. Ne dédaignez pas l’évocation de ces exemples, éloquents à de nombreux égards, des différences culturelles. Si vous observez bien votre environnement mexicain, vous verrez rarement des parents gronder leurs enfants ou hausser le ton en public. Notre propos n’est pas de juger le bien-fondé de l’une ou de l’autre, mais simplement de mettre en lumière le fait que l’éducation « à la mexicaine » n’a rien à voir avec la nôtre. D’où les précautions professionnelles qui en découlent. Pour réprimander l’un de vos subordonnés, il est capital de le faire seul à seul, enfermé dans votre bureau, jamais en public.
Il en va de même pour les récompenses. Il est préférable de motiver l’équipe et non l’individu, toujours dans le but de ne pas faire perdre la face aux autres, gardant en ligne de mire la cohésion de l’équipe. A l’inverse du management tel qu’on l’enseigne en France, il vaut mieux ici privilégier des objectifs que tous pourront atteindre, à des objectifs trop ambitieux qui risquent de casser les liens de l’équipe. Quitte à primer a posteriori les éléments « exceptionnels ».

Les mexicains sont les plus latins des latins ; nous sommes peut-être les moins latins. Il convient de mettre davantage de chaleur dans nos relations professionnelles. Le subordonné restera s’il se sent bien au sein de l’équipe ; si les relations sont trop froides et distantes, il partira, sans même que vous ayez flairé la démission.

Comment travailler avec les mexicains? La motivation d’une équipe


Si votre équipe est majoritairement constituée de mexicains, certaines règles primordiales complèteront opportunément votre formation en management.
Par Olivier Soumah-Mis directeur des éditions de México DF et de Monterrey du Petit Journal.com, et spécialiste du management interculturel.

Les entreprises françaises implantées au Mexique connaissent beaucoup de problèmes, voire de conflits, liés au management. En effet, les expatriés fraîchement arrivés, presque toujours sans préparation spécifique, doivent manager des mexicains. Dans 90% des cas ils le font « à la française » ; c’est là que les problèmes commencent.

Il existe aussi un côté positif des choses…
Le point, peut être, où la différence entre nos deux pays est la plus grande, est le rapport au point de vue. En effet, certains clichés sur le français « négatif » sont vérifiés empiriquement. Le français considère que tout ce qui est bien fait (objectif atteint, bons résultats), est normal. Il est payé à cet effet. Inutile, donc, de s’y attarder. Les mexicains, eux, sont habitués à être encouragés, motivés à l’occasion de tout résultat positif. Le fameux « feed back positif » américain est ici une loi incontournable. En revanche, si quelque chose ne va pas (objectif non atteint), en France le chef fera entendre sa voix rapidement. Ici, ce comportement nous fait passer auprès des subordonnés mexicains pour des râleurs, jamais contents, qui ne savent que critiquer et voir ce qui ne va pas. S’ensuivent presque toujours démotivation, frustration, et l’impression que quelque soit les efforts fournis, ces derniers ne seront jamais suffisants au yeux du supérieur.

Attention à l’humiliation publique.
Un autre point important diffère d’un pays à l’autre : la punition, la réprimande. En France, nous sommes habitués dès l’enfance à l’humiliation publique. Cela commence par les parents (fessés devant d’autres personnes), puis la maîtresse (au moment de rendre les copies, elle ridiculise le cancre devant ses camarades), puis le directeur, qui « passera un savon », devant tous les membres de l’équipe, à celui qui n’atteint pas ses résultats. Ne dédaignez pas l’évocation de ces exemples, éloquents à de nombreux égards, des différences culturelles. Si vous observez bien votre environnement mexicain, vous verrez rarement des parents gronder leurs enfants ou hausser le ton en public. Notre propos n’est pas de juger le bien-fondé de l’une ou de l’autre, mais simplement de mettre en lumière le fait que l’éducation « à la mexicaine » n’a rien à voir avec la nôtre. D’où les précautions professionnelles qui en découlent. Pour réprimander l’un de vos subordonnés, il est capital de le faire seul à seul, enfermé dans votre bureau, jamais en public.
Il en va de même pour les récompenses. Il est préférable de motiver l’équipe et non l’individu, toujours dans le but de ne pas faire perdre la face aux autres, gardant en ligne de mire la cohésion de l’équipe. A l’inverse du management tel qu’on l’enseigne en France, il vaut mieux ici privilégier des objectifs que tous pourront atteindre, à des objectifs trop ambitieux qui risquent de casser les liens de l’équipe. Quitte à primer a posteriori les éléments « exceptionnels ».

Les mexicains sont les plus latins des latins ; nous sommes peut-être les moins latins. Il convient de mettre davantage de chaleur dans nos relations professionnelles. Le subordonné restera s’il se sent bien au sein de l’équipe ; si les relations sont trop froides et distantes, il partira, sans même que vous ayez flairé la démission.

LE MEXIQUE 5ème PUISSANCE MONDIALE EN 2040?

Si l’on en croit la dernière étude réalisée par Goldman Sachs, le Mexique serait parmi les 5 premières puissances mondiales en 2040.
Ce qui est sûr pour l’instant est que le Mexique avance à pas de tortue en comparaison de ses concurrents comme la Chine, l’Inde mais également la Russie ou le Brésil. Ces pays qui sont les futures grandes puissances de demain connus sous le fameux sigle de « BRIC » ont commencé certaines réformes économiques et lutte contre la corruption qui ont pour vertu de permettre aux économistes et capitaines d’industries d’avoir une visibilité et lisibilité des chemins choisis par ces mêmes pays. Résultat de ces politiques, possibilité « d’anticiper l’avenir », de rassurer, bonne image des pays et de ces économies et donc possibilité d’y investir.
Lors du dernier Forum Mondial de Davos, le président mexicain, Felipe Calderón a essayé d’améliorer l’image de son pays, il a même indiqué qu’il ne fallait plus parlé du BRIC mais du BRIMC : Brésil, Russie, Inde, Mexique et Chine.
Il est vrai que le président mexicain et son gouvernement ont l’air très motivé et décidé à changer certains fléaux locaux. Il a annoncé que son gouvernement avait 5 priorités :
Le renforcement des institutions.
La sécurité publique.
Améliorer la compétitivité de l’économie.
La santé.
La protection de l’environnement.
Dans certain de ces domaines, le Mexique a encore beaucoup à faire, notamment sur le sujet de la sécurité publique, les cartels des narcotrafiquants s’implantent un peu partout sur le territoire, la lutte est féroce et les morts nombreux, souvent innocents. La corruption est un des autres problèmes importants du pays.
Si l’on analyse au niveau continental, tout du moins pour l’Amérique Latine, le continent a du mal a chasser ses vieux démons, bien qu’au niveau démocratique les avancées soient énormes, les problèmes de pauvreté sont structurels 40% de la population latino américaine vit en dessous de seuil de pauvreté, l’insécurité dans beaucoup des pays du continent, l’instabilité économique de certains pays de la zone, ajouté à cela certains gouvernement de gauche voir d’extrême gauche revenant aux nationalisations, rien de mieux pour faire fuir l’investisseur étranger et ses capitaux.
Et si l’on compare les deux zones concurrentes, l’Amérique latine et l’Asie il est clair que là ou les meilleurs pays latino américains atteignent des croissances de 3 ou 4 %, les meilleurs asiatiques sont eux à 8, 9, 10 voir 11%.
Les deux moteurs de l’Amérique Latine sont le Brésil et le Mexique, ce dernier a tous les atouts et le potentiel pour être effectivement parmi les 5 premières puissances mondiales dans les prochaines décennies, il lui reste pour cela quelques réformes importantes a réaliser comme celle des impôts, de la sécurité sociale, quelques combats contre la pauvreté, contre les narcotrafiquants, rendre son économies plus fluides et compétitives…
Ce qui est sûr au sortir des salons de Davos et aux dires des spécialistes et économistes, c’est que parmi tous les pays du « BRIMC », le I et le C sont des certitudes, ils seront les grandes puissances de demain, pour les autres, il va falloir s’appliquer et réaliser les réformes nécessaires.
Olivier Soumah-Mis

LE MEXIQUE 5ème PUISSANCE MONDIALE EN 2040?

Si l’on en croit la dernière étude réalisée par Goldman Sachs, le Mexique serait parmi les 5 premières puissances mondiales en 2040.
Ce qui est sûr pour l’instant est que le Mexique avance à pas de tortue en comparaison de ses concurrents comme la Chine, l’Inde mais également la Russie ou le Brésil. Ces pays qui sont les futures grandes puissances de demain connus sous le fameux sigle de « BRIC » ont commencé certaines réformes économiques et lutte contre la corruption qui ont pour vertu de permettre aux économistes et capitaines d’industries d’avoir une visibilité et lisibilité des chemins choisis par ces mêmes pays. Résultat de ces politiques, possibilité « d’anticiper l’avenir », de rassurer, bonne image des pays et de ces économies et donc possibilité d’y investir.
Lors du dernier Forum Mondial de Davos, le président mexicain, Felipe Calderón a essayé d’améliorer l’image de son pays, il a même indiqué qu’il ne fallait plus parlé du BRIC mais du BRIMC : Brésil, Russie, Inde, Mexique et Chine.
Il est vrai que le président mexicain et son gouvernement ont l’air très motivé et décidé à changer certains fléaux locaux. Il a annoncé que son gouvernement avait 5 priorités :
Le renforcement des institutions.
La sécurité publique.
Améliorer la compétitivité de l’économie.
La santé.
La protection de l’environnement.
Dans certain de ces domaines, le Mexique a encore beaucoup à faire, notamment sur le sujet de la sécurité publique, les cartels des narcotrafiquants s’implantent un peu partout sur le territoire, la lutte est féroce et les morts nombreux, souvent innocents. La corruption est un des autres problèmes importants du pays.
Si l’on analyse au niveau continental, tout du moins pour l’Amérique Latine, le continent a du mal a chasser ses vieux démons, bien qu’au niveau démocratique les avancées soient énormes, les problèmes de pauvreté sont structurels 40% de la population latino américaine vit en dessous de seuil de pauvreté, l’insécurité dans beaucoup des pays du continent, l’instabilité économique de certains pays de la zone, ajouté à cela certains gouvernement de gauche voir d’extrême gauche revenant aux nationalisations, rien de mieux pour faire fuir l’investisseur étranger et ses capitaux.
Et si l’on compare les deux zones concurrentes, l’Amérique latine et l’Asie il est clair que là ou les meilleurs pays latino américains atteignent des croissances de 3 ou 4 %, les meilleurs asiatiques sont eux à 8, 9, 10 voir 11%.
Les deux moteurs de l’Amérique Latine sont le Brésil et le Mexique, ce dernier a tous les atouts et le potentiel pour être effectivement parmi les 5 premières puissances mondiales dans les prochaines décennies, il lui reste pour cela quelques réformes importantes a réaliser comme celle des impôts, de la sécurité sociale, quelques combats contre la pauvreté, contre les narcotrafiquants, rendre son économies plus fluides et compétitives…
Ce qui est sûr au sortir des salons de Davos et aux dires des spécialistes et économistes, c’est que parmi tous les pays du « BRIMC », le I et le C sont des certitudes, ils seront les grandes puissances de demain, pour les autres, il va falloir s’appliquer et réaliser les réformes nécessaires.
Olivier Soumah-Mis